News du vendredi 21 mars 2008
La sauvegarde par le Wi-Fi est elle viable ?
Faite sur un disque externe, USB ou Firewire, cette sauvegarde s'avère simple et confortable pour peu que l'on pense à brancher le disque régulièrement.
Le concept de Time Capsule et maintenant la possibilité d'utiliser Time Machine avec un disque externe branché sur une borne Airport Extreme N est sur le papier une solution d'une incroyable élégance. Il suffit d'être connecté à son réseau et tout se fait seul, sans intervention.
Mais dans les faits, cette solution est loin d'être aussi séduisante. En effet, la plupart d'entre nous, pour ne pas dire tous, ont plusieurs dizaines de Go de données sur leurs disques dur, et souvent plusieurs centaines, répartis en centaines de milliers de fichiers.
Or, en Wi-Fi, la sauvegarde sur un disque Time Capsule (ou branché à une borne Airport N) est très lente. Nos tests nous ont montré que dans des conditions optimales, à savoir un ordinateur proche de la borne branché en 802.11 n sur la bande 5 GHz pour atteindre les fameux 300 Mbits/s, le débit d'écriture sur le disque dur ne dépasse jamais les 5 à 6 Mo/s. Pour peu que l'on s'éloigne ou que les conditions ne soient pas optimales et on descend à 2 à 3 Mo/s. Et ceci est le meilleur débit atteint avec de gros fichiers. Dès lors que l'on commence à en écrire des petits, le débit s'effondre.
Dans les faits, une première sauvegarde peut prendre plus d'une journée, et les sauvegardes incrémentales horaires dépassent allègrement l'heure si l'on a entre temps installé un logiciel de taille conséquente ou tout simplement modifié de gros fichiers qui seront de nouveau recopiés en entier.
Voici quelques astuces pour limiter le temps de sauvegarde:
- Approchez vous au maximum de la borne, et si vous le pouvez connectez vous en Ethernet, surtout pour la première sauvegarde.
- Pensez à exclure de la sauvegarde les fichiers que vous créez temporairement et sans intérêt.
* Si vous synchronisez par exemple vos photos ou votre musique entre plusieurs machines, excluez la sauvegarde de ces fichiers des machines secondaires.
* Pensez à exclure de Time machine tous les disques externes que vous pouvez brancher sur votre ordinateur.
* si vous récupérez souvent des fichiers au téléchargement, excluez le dossier téléchargements de la sauvegarde, et pourquoi pas votre bureau qui sert souvent d'espace tampon de travail.
A ce prix, les sauvegardes seront plus rapides et donc plus efficaces.
Microsoft et Intel veulent améliorer le support multi-CPU
Si sur le papier la puissance s'en trouve fortement augmentée, il n'en est pas de même dans la vie courante où peu d'applications sont capables de tirer le meilleur de ces configurations.
Il faut dire que la programmation s'en trouve énormément compliquée. Il faut arriver à découper des processus en parties de plus en plus petites, à les répartir sur les coeurs, puis à en collecter le résultat. Le travail d'optimisation devient primordial, et l'affaire va se compliquer de plus en plus.
Afin de déblayer le terrain, Intel et Microsoft se sont associés à l'université de l'Illinois et à Berkeley pour travailler à simplifier l'optimisation des logiciels. 22 millions de dollars seront engloutis en 5 ans à ce projet capital.
En effet, si des solutions ne sont pas trouvées, l'édifice que bâtit Intel pourrait s'effondrer. Qui aurait besoin d'une machine personnelle ayant 4, 8 ou 16 coeurs si ces derniers ne permettent pas de gagner en performance au quotidien ?
Des ventilateurs sans pièces mobiles
Source : Dailytech
Des chercheurs ont mis au point un système de ventilation totalement dépourvu de pièces mobiles.
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Le flux d'air est généré tout simplement en mettant sous tension ce montage. Toute la difficulté de l'exercice est de faire passer le maximum de courant dans le système et donc de créer le maximum de flux d'air sans jamais provoquer d'arc électrique qui détruirait les composants censés être refroidis.
Le flux d'air obtenu serait bien supérieur à celui généré par un ventilateur classique, d'un rapport de 35x (à surface équivalente) selon les chercheurs.
Une vidéo très impressionnante montre son fonctionnement:
fan.swf
Ils espèrent que cette technologie s'imposera rapidement dans le monde informatique et songent même à la faire inclure d'emblée sur les puces afin qu'elles se refroidissent d'elles même.
Les premières cartes vidéo DisplayPort arrivent
Il s'agit de la Radeon HD 3000 et du chipset vidéo intégré des cartes AMD 780G.
Bien que ce soient les premiers produits certifiés, d'autres sont déjà commercialisés, des écrans chez Dell et Samsung.
Le displayPort, légitime successeurs du DVI va devoir se battre contre le HDMI pour s'imposer. S'il a un certain retard sur ce dernier, il a comme principal avantage de ne pas nécessiter le paiement de royalties pour être utilisé.
À terme, l'un de ces deux formats remplacera le DVI vieillissant. La mode est maintenant à de petites prises compactes et à des câbles plus fins simplifiant la connexion des périphériques tout en ayant des débits très supérieurs.
Tout comme avec la disparition progressive du VGA, on devrait commencer par trouver des cartes vidéo hybrides ayant un connecteur DVI et un autre DisplayPort.
Un logiciel pour casser la protection BD+
Avec la victoire du Blu-ray, les Majors avaient espéré que la mise en place supplémentaire de la fonction BD+ leur permettrait d'avoir un répit supplémentaire.
Déjà, fin 2007, la société éditant le logiciel AnyDVD avait annoncé avoir trouvé le moyen de contourner le BD+. Ils l'ont maintenant prouvé et commercialisent leur logiciel capable de recopier n'importe quel titre Blu-ray.
Le système BD+ étant basé sur une machine virtuelle chargée sur le disque, il sera certainement simple de combler la faille dans les prochains disques commercialisés, mais ce ne sera encore une fois qu'un moyen de reculer l'échéance dans une bataille sans fin.
Si l'on peut comprendre la position des Majors qui refusent de se laisser piller, il reste difficile de leur donner totalement raison alors que ces protections ne font que compliquer la vie des consommateurs qui doivent avoir un lecteur compatible, un téléviseur compatible quand ce n'est pas un nouvel ordinateur, et un nouveau moniteur.
Il faut se souvenir que le premier à avoir trouvé le moyen de contourner la protection AACS était une personne frustrée de voir que son matériel ne lui permettait pas de lire un média qu'il avait acheté.